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NEOLIBERALISME : CHANGER OU DISPARAITRE !

Néolibéralisme, un mot qui fait référence à une nouveauté libérale et qui nous impose un retour à un monde rétrograde, à une société barbare régie par le règne et la philosophie du profit sans scrupules. Un règne ou la devise " En Dieu nous croyons " est remplacée par " Au Dollar nous croyons ".

On nous impose une société cruelle malade de son matérialisme, manipulée par des minorités au détriment de la majorité. Le mot d’ordre est " soit rentable et ferme la". Chacun de nous connaît de près ou de loin la guillotine du licenciement au profit de la compétitivité, de la rentabilité et de la performance.

La mondialisation de cette pieuvre tentaculaire ne fait qu’accélérer et amplifier la déchéance et la dépendance des plus démunis sur le plan international et l’appauvrissement et l’esclavage des classes moyennes des pays développés. L’humanité actuelle tous pays confondus est à l’image d’un être humain qui souffre globalement lorsqu’un de ses organes est malade. Les répercussions sont interdépendantes les unes des autres et l’exemple le plus flagrant reste la bourse, ce temple dédié au Dieu Dollar oú tout peut basculer et faire basculer le reste du monde.

Restructurations, rentabilité, performances, compétitivité sont les leitmotiv d’un système vampire qui suce le sang et l’énergie des travailleurs. Tout licenciement à l’échelon d’une entreprise donne l’illusion d’augmenter les profit, en bouleversant l’ensemble des autres. Lapalissade me direz vous !
Cette réduction de personnel va créer des chômeurs qui vont diminuer leur niveau de vie et de consommation, ce qui va créer de nouveaux chômeurs par faute de consommation.

Les citoyens n’arrivant plus à assumer leurs obligations sociales, cela entraîne une diminution des ressources fiscales. L’Etat habitué à gérer les deniers publics en période d’euphorie s’endette et doit prendre des mesures pour diminuer les dépenses. A défaut de sacrifier les Budgets militaires ( mon Dieu pardonnez moi ce blasphème ), Il commence par sacrifier l’enseignement, la jeunesse, les plans sociaux...Bref tout ce qui n’est pas rentable à court terme. Les visions à moyen et long terme n’interessent personne.

C’est fait, la spirale infernale s’est mise en route. Je n’arrive pas à comprendre que des spécialistes de la finance et de l’économie ne parviennent pas à percevoir la folie destructrice et exponentielle de cet effet boule de neige. Leurs horizons et leurs vocabulaires semblent se restreindre au profit optimal à court terme. Ils ne mesurent pas le risque de dégénérescence sociale et d’eclatement de la société.

L’effet en cascade appauvrit de plus en plus les plus " misérables ", nivelle les classes moyennes et enrichit les plus riches. Ne dit’on pas que l’argent appelle l’argent, ne prête t’on pas qu’a ceux qui ont les moyens, en l’occurrence les riches.

La société est en pleine mutation , de trois couches pauvre, moyenne et riche, nous allons vers l’éclatement en deux couches inégales. Les  seigneurs ( très riches ) et les serfs ( très pauvres ).
Une folie économique qui abuse de la notion de compétitivité jusqu’aux limites de l’absurde. La compétition va t’elle continuer jusqu’au dernier tour oú il ne restera plus qu’une entreprise qui sera la meilleure.

Une situation Kafkaïenne qui démontre la maladie chronique et structurelle de ce système pourri qui sème mort et désolations sur son passage. Cette peste des temps modernes qui crée à tour de bras l’exclusion et la haine.

Une chose est sure le néoliberalisme ne peut vivre sans le secours de l’industrie militaire qui elle même ne vit que par les guerres et les ventes qu’elles suscitent. Ce tableau noir me ferait presque rêver à une machination occulte méthodiquement planifié des chevaliers noirs de l’apocalypse.

Nous devons réfléchir aux moyens de contrer et de stopper l’avance rapide de ce monstre hideux qu’est le néolibéralisme. Faut il lutter pacifiquement ou se résigner à accepter la faillite d’une humanité qui sombre dans la folie et la haine commerciale.

© 1997 A. deramchi



 
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