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l’hypocrisie médiatique dévoilée

« Pas vu, pas pris » un film au titre banal qui pourtant vous laisse perplexe lorsque vous l’avez vu. Pierre carles journaliste peu connu s’interroge sur un problème de société. Certains journalistes de télévision sont ils trop intimes des hommes de pouvoir. Une discussion malheureuse entre François léotard (ministre de la défense de l’époque) et Etienne Mougeotte responsable de l’information au sein de Canal+ est filmée alors que ceux ci ne s’y attendent pas.

Dévoilée par le canard enchainé, cette affaire défraye la chronique, Carles obtient une version piratée de cette cassette et décide d’interviewer certains de ses confrères. Partant d’un sujet bateau, il aborde le problème des tabous de l’information. C’est alors qu’une hypocrisie indécente et malodorante se profile aux yeux du téléspectateur. La télé, le pouvoir et la morale peuvent ils cohabiter dans le sérénité et le respect mutuel. Pierre Carles nous prouve la puissance occulte du lobby politique. Ayant enregistré toutes les conversations téléphoniques, il sème le désordre et la panique au sein de la confrérie médiatique.

Les masques mis à bas, aussi bien jacques Chancel, Etienne Mougeotte, Bernard Benyamin, patrick de Carolis, Henri de Virieu,de greef , karl zero que de Villeneuve se ridiculisent en défendant l’indéfendable. Ils se font les avocats d’une cause perdue. Promis, juré, ils ne sont pas inféodés au instances politiques actuelles. C’est par pure charité que chaque président de la république choisit parmi ses loyaux sujets les perles rares qui auront le privilège de l’interviewer et de sacraliser les paroles bénites qu’il prononce.

Sous pression, Canal + censure totalement le reportage intitulé « pas vu à la télé » qui vas s’ étoffer et devenir le film de la honte journalistique « pas vu, pas pris ».La radio télévision Belge est la première télévision qui osera acheter les droits de projection et infliger un camouflet aux censeurs français.J’ai eu la chance de voir ce film dans un petit cinéma lausannois.
En guise de conclusion, Beaumarchais dans « le mariage de figaro » ne disait’il pas :…Pourvu que je ne parle en mes écrits ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement, sous l’inspection de deux ou trois censeurs.

Les choses ont un petit peu évolué, de nos jours, nous avons le libre choix obligatoire de l’autocensure pour parvenir au succès et à la reconnaissance sociale et professionnelle.

(C) A. Deramchi 1998



 
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