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LE CHÔMEUR EST IL UNE FATALITE ?

Aujourd’hui, caprice de la nature, il n’est plus le symbole personnifié du bras cassé, ou du parasite social. C’est un malchanceux qui a perdu son emploi. Par l’amplitude des compressions, le chômeur retrouve une certaine virginité aux yeux de ses pairs. Il n’est plus le canard boiteux de la famille, le renégat parasitaire de la société, il devient la victime d’une pieuvre tentaculaire qui se mondialise.

Ballotté entre politiciens et patronat, il accepte avec résignation le diktat de l’économie mondiale. Ce bourreau injuste, égocentrique et capricieux qui joue au yoyo avec la vie et la mort de l’emploi. Ce seigneur tout puissant qui au nom de sa morale, entouré de ses larbins s’arroge le droit de vie et de mort. Qui sont ces magiciens de la finance qui escamotent et manipulent nos vies, nos familles et nos amis. De quel droit se permettent-ils de nous rejeter sans état d’âme après nous avoir pressé sans égard. Sommes nous obligés d’accepter l’injustice de ce système malveillant et décadent ?

Ne sommes nous pas la condition sine qua non de survie de ce monstre. Sans nous pauvres demeurés, pourra t’il survivre ? La prise de conscience de notre force ne permettra t’elle pas de boycotter ces entreprises malades du profit. Ces banques qui nous dédaignent peuvent elles se passer de nos modestes économies. Nous créons et renforçons les barreaux de nos cellules. Nous sommes devenus les esclaves du monstre hideux que nous avons enfanté. Le nombre de chômeurs ne cesse de s’élever, alors que certaines entreprises augmentent d’une manière indécente leurs réserves occultes. Il n’aura jamais transité autant d’argent de par le monde que maintenant, alors que les petites et moyennes entreprises disparaissent à une vitesse disproportionnée. Tout cela au profit d’une minorité de requins nantis qui spéculent sur la vie.

Ils nous considèrent comme des déchets à recycler, sans égard à notre dignité. Ne conviendrait il pas de leur rappeler que le temps tue l’éternité. Cette tendance destructrice du pacte social latent n’est elle pas le symptôme d’un malaise plus profond, de décadence et de déshumanisation d’un système économique qui doit réorienter sa politique s’il ne veut exploser. Les chômeurs actuels sont à l’image de ce câble trop tendu qui risque à tout moment de céder sous un tiraillement disproportionné. A l’image de civilisations antiques, le néolibéralisme barbare à atteint son seuil d’incapacité.

Qu’allons nous offrir à nos enfants ?
Une société injuste et malsaine, malade de son profit. Un système économique débile qui discrédite la qualité humaine au profit du gain financier. Un sous-sol pillé, une terre malade des dépréciations que lui font subir les multinationales avides de Dollars. Une couche d’ozone détruite par des apprentis sorciers. L’Amazonie l’un des rares réservoirs à oxygène de notre planète est en train de mourir sous les yeux hypocrites et corrompus de la plupart des dirigeants.

Des pays entiers sont affamés méprisés par la conspiration volontaire d’organismes arrogants et je pense au Gatt et à la banque mondiale qui ne cessent de les étouffer. N’est il pas inconcevable que les intérêts de la dette de certains pays dépassent le montant initial. N’a t’on pas le choix de refuser de payer ce racket ?

La majorité des découvertes technologiques proviennent des secteurs militaires et servent à la destruction humaine plus qu’à son évolution. Au mépris de toute dignité, le secteur de l’armement n’a jamais été aussi florissant. Des milliers de pauvres gosses sautent sur des mines antipersonnel et l’ONU ce haut lieu de la diarrhée verbale et de la constipation de décisions n’arrive pas à les interdire. Ce monde est il en pleine schizophrénie au point de ne plus s’apercevoir de la démence de ses attitudes et de ses comportements. Il est temps d’oser élever sa voix contre cette bête apocalyptique qu’est la mondialisation et la globalisation du néolibéralisme.

Soyons lucides et ouvrons les yeux de nos cœurs et de nos esprits abrutis par un monde matérialiste décadent qui fausse l’échelle de nos valeurs et corrompe nos rêves et nos espoirs d’un monde plus équitable et plus humain.

(c) 1997 A.Deramchi



 
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