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NEO LIBERALISME ou NEO FEODALISME ?

Economie, mondialisation, globalisation, le Dieu dollar instaure son règne. A défaut d'une ère de progrès social et d'avancée technique promise par ce vingtième siècle,nous sommes confrontés à l'injustice et au partage inéquitable des ressources et des richesses. La barbarie des dictatures, les atteintes à la liberté et à la dignité humaine sont renforcées par le mépris et l'exclusion sociale. Le rêve mythique du meilleur des mondes est mort avant sa naissance.

Quelle est la différence entre le néo libéralisme sauvage d'aujourd'hui et le féodalisme barbare d'antan ?, la nuance est discrète. Les seigneurs actuels s'appellent conseils d'administration, politiciens et magnats. Ils tuent avec d'autres armes , la récession , la compression de personnel et le chômage. les nouveaux serfs quand à eux bénéficient des faveurs de la technologie télé, vidéo, voiture et gagnent de quoi payer leurs impôts. Ils se dopent aux extrêmes, aux sports et autres narcotiques qui leur font oublier leurs misères. C'est cela la différence.

Le Dieu dollar étend son règne sur le dos des pauvres et des exclus. Marginaux, SDF, sous prolétaires, sous développés, la loi cruelle de la mondialisation vous condamne à subir un système qui enrichit les plus forts et appauvrit les plus faibles. Il vous condamne à devenir les assistés de politiciens incompétents et de technocrates corrompus. Le citoyen souverain de la démocratie est mort sacrifié sur l'autel de l'économie libérale. Il est vrai que toute ascension atteint son apogée et tend à décliner plus ou moins vite selon la bêtise et la corruption de ses responsables. Nos sociétés modernes dans leur ensemble ont entamé une chute vertigineuse. Leurs dirigeants sont désorientés s'ils ne sont pas soudoyés. Au travers de leurs décisions, ils légalisent l'injustice sociale et confortent le pouvoir des lobbies militaro-économiques qui vivent sans foi ni autre loi que celle de l'argent. L'homme est devenu esclave de sa création. Il subit avec résignation l'asservissement de la rentabilité et de la productivité. Le temps se calcule en nano secondes, il est devenu si précieux que l'humanité court à sa perte en cherchant à le contrôler.

Le plus grave est que les victimes du système finissent par croire que ce dernier est bon et qu'il faut continuer les sacrifices. Les conseilleurs n'étant jamais les payeurs, c'est le petit peuple qui subit les effets pervers et dégradants de ces restructurations. Cette schizophrénie économique fait que l'on rejette l'expérience acquise au fil des années sous couvert de vieillesse prématurée. Cette débilité mentale refuse l'évolution de tous pour le profit d'un petit nombre et n'envisage l'avenir qu'a court terme. A défaut d'un changement de cap, ces signes précurseurs nous annoncent une catastrophe sans précedent. Le serf d'aujourd'hui est devenu un numéro à plusieurs chiffres qui se doit d'être compétitif sous peine de recevoir l'épée de damoclès qu'est le licenciement. Sommes nous devenus suicidaires au point de détruire le pacte social et les acquis qui ont en découlé, au point de sacrifier nos frères sur cet autel sauvage et barbare de la rentabilité économique .

Quelle que soit la désinformation qu'on nous impose, le matraquage publicitaire qu'on nous fait subir, les mythes qu'on nous inculque, sachant distinguer la cruauté et la déshumanisation de ce système .Il tue les plus faibles et donne momentanément l'illusion du pouvoir aux autres, jusqu'au jour où ils subiront le même sort. Cette folie meurtrière de compétitivité, de rentabilité, de restructuration doit être combattue par le pouvoir des initiatives populaires et par la protection des acquis sociaux. Disons non à ce système qui nous tue à petit feu et qui fait de nous des exclus de la société du travail.
La science sans la foi en l'être humain n'est qu'un mirage sur le désert.

(c) 1997 Abdélaziz Deramchi



 
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